Evidemment, en
général, c’est Patrick qui décide de plonger et il n’était pas chaud après une
mauvaise nuit mais je voulais y aller, moi, tout ce voyage, c’était pour
plonger, non ? Finalement, j’aime bien ça même si ça m’exalte moins que la
planche !
Le premier plaisir, c’est
le voyage en bateau puissant où l’on contemple les lames déferler infiniment sur
le gouffre amer de notre âme.
Le deuxième, c’est de revêtir
dans des conditions mouvementées, une seconde peau. Plus la combinaison est
fine plus le plaisir suivant est grand, alors malgré les 25 degrés frisquets de
l’océan, je me contente de la plus fine des protections ! Patrick qui aime
son espace intérieur, se barricade dans une 3mm !
Le troisième est de
pénétrer la mer. C’est rare pour les femmes de pénétrer quelque chose … Et c’est
puissant, on pénètre plus ou moins vite selon les conditions, les oreilles en
particulier. Et comme dans toute pénétration, il y a le premier frisson, celui
du contact avec un milieu étranger, et en même temps, l’attente avouée ou non
du grand frisson, de celui pour lequel on a subi tous ces préliminaires.
D’abord les travaux d’approche
et là où nous en sommes, le début d’un acte de 45 à 60 minutes.
Ça va être difficile
de filer plus la métaphore … Je vous laisse faire …
Aujourd’hui, c’était
une descente facile le long d’un mur, avec une petite déception de ne pas voir
des centaines de requins nous entourer mais un coin se profile, promesse de
paysage changeant.
On arrive sur une
esplanade qui ressemble à un terrain d’alunissage et joie, il y a un joli groupe
de requin et maquereaux espagnols. Ça va, tout ça en valait la peine … Le reste
vient de surcroît, le banc de 100 bécunes, l’arche perdue entre 2 récifs
colorés et bien peuplés, la lumière laiteuse qui évoque les livres d’aventure
pour garçons d’autrefois, et plein de poissons que Patrick vous a détaillés.
Après, c’est le feu d’artifice
final, vers les 5m, les couleurs vives et les formes innombrables des coraux,
des poissons qui rutilent littéralement et éclaboussent la mer de leurs éclats,
nous rendant pantelants à la surface, désirant tout en redoutant qu’elle ne
soit moins satisfaisante la prochaine pénétration de ce milieu toujours le même
et toujours différent !
Haha ! Beau texte ^^ bravo maman ^^
RépondreSupprimerIci, tout va bien !
Rentré de Berchères pour travailler mes deux photos de la semaine dernière à Paris, il fait lourd mais c'est supportable ... J'ai "construit" celle avec les ballons hier et elle rend super bien, je suis tout content parce que j'en doutais un peu. Peut-être numéro 2 de la série pour l'instant.
Je m'attelle à celle de la Toile cet aprem, et ça ne va pas être facile : les fils ne s'accordent pas tout seuls, je vais avoir du boulot. Mais le résultat est garanti génial, alors je suis motivé.
Demain, je retourne dormir à Versailles avec Fanny et j'enchaîne en allant à Berchères pour une autre photo jeudi soir. Vendredi, si tout va bien, je reviens à Paris pour encore une autre photo ! C'est la saison des vendanges !
Bisous !
Ha ha, on reconnait bien là l'esprit de Maman...
RépondreSupprimerBon, si je dis que les textes de Claire sont à mourir, Patrick va se vexer ... mais ce n'est pas du tout le même esprit. Les deux sont fabuleux, ceux de Patrick, en plus, agrémentés de superbes photos. Même question de Gasp et Fannie : vous n'avez pas l'air bien nombreux !! Ou Patrick gomme via photoshop les éventuels pièces non désirées ?
RépondreSupprimerClaire, après le début de ton discours pour le mariage de Mimi (tu vois de quoi je parle, la première phrase de celui au buffet), et ce texte, tu es bonne pour quelques années de psychanalyse non ? Génial en tout cas - et merci d'avoir pensé à ma fête